Anatomie d’un chien

Georges Duplessis a donné pour titre à cette estampe : Anatomie d’un rat. Cependant, M. Jacques Cuisin, du laboratoire mammifères et oiseaux du Muséum national d’histoire naturelle, démontre que c’est l’anatomie d’un chien pour les raisons suivantes. Chez le rat, en effet, la queue n’est pas aussi courte et poilue ; elle porte des écailles kératinisées. Les pattes courtes et globuleuses au niveau des pelotes plantaires sont plutôt celles d’un chien que celles d’un rat, dont les doigts sont nettement plus allongés. Le museau porte aussi beaucoup des caractères d’un canidé : allongé et assez carré au niveau de la truffe, alors qu’il est bien pointu chez le rat. La lèvre supérieure se dédouble nettement en deux parties latéralisées. Les yeux proéminents n’existent pas chez le rat.
C’est d’autant plus un chien que l’on connaît des chiens qui lui ressemblent comme des frères, attachés de la même manière sur une planche. C’est le cas notamment dans une estampe des Essais de physique de Claude Perrault, où deux d’entre eux s’échangent mutuellement leur circulation sanguine, sans désagrément majeur semble-t-il.
Mots-clés
Bibliothèque nationale de France
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Date
Sans date
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Lieu
Paris
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Auteur(es)
Abraham Bosse (1604-1676), graveur
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Description technique
Eau-forte, 139 x 133 mm
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Provenance
BnF, département des Estampes et de la photographie, RESERVE ED-30 (3)-FOL
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Lien permanent
ark:/12148/mm7b5327c6zdx