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Il n’est pas toujours facile de saisir la notion de « pastiche ». Alors nous avons imaginé pour vous une découverte par l’exemple avec une sélection d’archives de presse fort crédibles… Attention ! Certaines de ces Unes détournent des journaux ou des genres journalistiques déjà existants. Saurez-vous les repérer ?
Petit coup de pouce : observez bien les typographies, les titres, le ton des articles pour ne pas vous y méprendre. La lecture des notices et la navigation dans l’image seront vos fidèles alliées.
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Une du Deutsche Kriegszeitung
Le Deutsche Kriegszeitung von Baranowitschi est un journal de guerre allemand actif pendant la Première guerre mondiale. Il met en valeur des figures de l'armée allemande et donne des nouvelles de l'avancée du front de l'est depuis Baranowitschi qui, située alors sur le territoire de l'Empire russe, voit s'affronter les forces allemandes et russes. Ici, c'est le Generaloberst Remus von Woyrsch qui est mis à l'honneur.
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Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg
Une de Tadeblag Zeitung
Entre février 1916 et juin 1917, le bimensuel satirique Fantasio publie dans chaque numéro un faux journal allemand qui ridiculise l’ennemi. Il n’épargne pas non plus l’armée française. « Un exploit Kolossal » lance une pique contre l’aviation française : « Il y a ainsi 3647 pilotes en France qui conduisent à tour de rôle l’unique avion (combien démodé !) qui veille sur la grande Ville-Obscurité. »
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Bibliothèque nationale de France
Une de Feminima
En 1919, le journaliste aux idées anarchistes Eugène Merle lance le Merle Blanc. L'hebdomadaire reprend la formule du Canard Enchaîné, fondé en 1915. Il allie textes et dessin sur un ton très ironique et se classe à gauche. Le journal rencontre un franc succès tirant jusqu'à 812 000 exemplaires en avril 1922. Ici, la quatrième page du numéro est consacrée à un pastiche d'un autre titre de presse : Femina. Le Merle Blanc reprend la typographie du magazine destiné à la bourgeoisie aisée et défendant le suffrage féminin. Feminima paraît le jour du congrès national pour le suffrage des femmes et fait allusion à d’autres actualités au point de brouiller ses intentions. En effet, Cora Laparcerie vient de prendre la Direction du Théâtre Mogador et le scandale de La Garçonne de Victor Margueritte est encore bien présent. Les actrices sont assimilées à des prostituées et comparées aux femmes se révoltant contre les hommes dans Lysistrata d’Aristophane.
Pour en savoir plus sur le Merle Blanc : biographie d'Eugène Merle sur le site du Maitron.
Bibliothèque nationale de France
Une de Femina
En 1901, le patron de presse Pierre Lafitte lance Femina, inspiré par les formes de communication nouvelles venues d'Amérique. Le magazine bi-mensuel illustré consacre ses colonnes à la mode féminine, aux actualités mondaines, aux activités sportives à la mode et pratiquées par les femmes - comme le patin à roulettes - ou à des littératures dites « féminines ». On ne peut pas réellement parler de presse féministe, le propos restant très axé sur ce qui est attendu de la femme de l'époque, mais le journal, s'il n'est pas artisan de la lutte, rapporte parfois l'attribution d'un prix Nobel ou autre fait en lien avec l'émancipation des femmes et la conquête de leurs droits.
Bibliothèque nationale de France
Une de l'Action Française
Le premier pastiche publié par Le Canard enchaîné est un détournement du journal nationaliste L’Action française. Les pasticheurs, qui en accentuent la ligne royaliste, antisémite et germanophobe, signent les articles du nom des véritables collaborateurs du quotidien.
Bibliothèque nationale de France
Une de l'Action Française
En 1908, Charles Maurras et Léon Daudet fondent l'Action Française, un quotidien qui fédère une partie de la droite conservatrice autour de la diffusion d'idées nationalistes, anti-républicaines, anti-révolutionnaires et antisémites assumées. Il est l'organe de communication officiel du mouvement royaliste d'extrême droite du même nom. Mis à l'index en 1926 par le pape, le journal est interdit à la Libération, Charles Maurras et nombre d'autres de ses contributeurs étant accusés de collaboration pendant l'Occupation.
Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Une de Paris-noir
Le Canard transforme Paris-Soir, un des principaux quotidien français avant l’Occupation, en Paris-noir et imagine des discussions tenues dans l’obscurité des abris de la capitale. Les signatures sont celles des journalistes du Canard, notamment Denn'salhar, pseudonyme de Roger Salardenne qui travaille également pour L'Os à moelle.
Bibliothèque nationale de France
Une de Paris-soir en 1939
En 1923, Eugène Merle fonde Paris-soir, auquel contribueront nombre de journalistes reconnus appartenant au centre gauche. Plus tard, de grands auteurs y exerceront leurs plumes à l'instar de Joseph Kessel, Blaise Cendrars, Antoine de Saint-Exupéry. À la fin des années 1930, le quotidien a le plus gros tirage du pays. Réquisitionné par l'Allemagne durant l'Occupation, le journal est interdit à la Libération pour avoir poursuivi sa publication et diffusé des idées pro-allemandes durant cette période.
BnF, département Droit, économie, politique, JOD-235
Une de L'Humanité sans roubles
Soutenue par le Secrétariat général à l'information et à la propagande de Vichy, cette parodie anonyme de L’Humanité est une publication de propagande anti-communiste.
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Bibliothèque nationale de France
Une de L'Humanité
En 1904, Jean Jaurès fonde L'Humanité qui, dans est dans ses premières années un quotidien socialiste visant à fédérer le mouvement politique. Il devient par la suite l'organe de communication de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) qui est l'ancêtre du Parti Socialiste. L'appartenance idéologique du titre de presse va être quelque peu bouleversée par les changements engendrés par le Congrés de Tours de 1920. La majorité des délégués de la SFIO présents à ce Congrès votant pour l'adhésion à l'Internationale Communiste, le journal porte désormais la voix du parti fondé à cette occasion : la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC). Il soutiendra d'ailleurs la figure stalinienne et le modèle de l'URSS. Interdit de 1939 à 1944, L'Humanité continue à paraître clandestinement sous Vichy devenant franchement hostile à l'Allemagne au fil des années d'Occupation.
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Bibliothèque nationale de France
Une de Salut les malins
N°44-45 d'Actuel. Actuel transpose sur six pages la maquette du mensuel pour la jeunesse où les yéyés cèdent la place aux grandes figures intellectuelles de l’époque.
© Lagardère Media News / Source Actuel / DR
Une de Salut les copains
Une d'un mensuel pour la jeunesse.
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© Lagardère Media News
Bibliothèque nationale de France