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La découverte de l’Amérique

Globe dit « Globe vert » ou « de Quirini » : Amérique du Nord et du Sud
La découverte de l’Amérique
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La fièvre des explorations gagne d’abord le Portugal. Bravant les terreurs de la zone torride, les marins lusitaniens passent le cap de Bojador en 1433, puis en 1488, ils réfutent la théorie d’un océan Indien fermé, en doublant le Cap de Bonne-Espérance. Deux hypothèses héritées de l’Antiquité, celle de la rotondité de la terre et celle erronée d’un continent eurasiatique occupant les deux tiers de la sphère terrestre, sont à l’origine de l’idée de Colomb : rejoindre l’Orient par la voie maritime de l’ouest.

Idée féconde qui lui fit découvrir, sans le savoir, un nouveau continent. Colomb accomplit quatre voyages entre 1492 et 1504, sans jamais douter qu’il ait rejoint l’Asie. Il toucha la terre américaine pour la première fois dans un îlot des Bahamas, le 12 octobre 1492, après avoir légèrement infléchi sa route vers le sud, attiré par des vols d’oiseaux qui étaient le signe de la proximité d’une terre. S’il avait continué sa course initiale, très rigoureusement plein ouest, il aurait abordé en Floride et les Espagnols auraient conquis l’Amérique du Nord. II toucha le continent sud-américain, au Venezuela, près de l’île de Trinidad, lors de son deuxième ou de son troisième voyage, mais entretint un certain mystère sur sa topographie car il avait, semble-t-il, repéré des gisements d’huîtres perlières qui l’intéressaient. Nous savons qu’il consignait au jour le jour ses itinéraires sur une carte et les communiquait éventuellement aux pilotes des navires qui l’accompagnaient. Aucun de ces documents n’a malheureusement été conservé.

Le résultat de ses découvertes est considérable. Il reconnut la plupart des Antilles, les Bahamas, Hispaniola (actuellement Haïti), la côte sud de Cuba, une partie de la côte du Venezuela et de celle de Panama. Soit un espace large de 3 000 kilomètres sur 500, dans des conditions d’une dureté inouïe que la navigation au large des côtes africaines, même dans les pires moments, n’avait jamais atteintes.

Colomb est entré à juste titre dans la légende. Mais il n’avait pas rencontré les terres idéales de ses rêves. Ses équipages exténués n’avaient retiré de ses expéditions que frustration et amertume. Ses compagnons l’avaient jalousé et s’étaient dressés contre lui. Il avait transformé les Indiens en esclaves brutalement pourchassés, ce qui lui fut beaucoup reproché. Ce nouveau monde qui n’avait encore ni nom ni carte, n’avait connu de la civilisation européenne que cupidité et violence.

Ce globe doit son nom à la couleur vert bleuté des océans. Mappemonde et globe désignent pour la première fois les nouvelles terres reconnues par Christophe Colomb sous le nom d’America, en hommage au voyageur vénitien Amerigo Vespucci (1454-1512). Celui-ci fut le premier à identifier les contrées récemment découvertes comme un nouveau continent, un Nouveau Monde.

Mots-clés

  • 16e siècle

© Bibliothèque nationale de France

  • Date
    Vers 1507
  • Lieu
    Saint-Dié
  • Auteur(es)
    Martin Waldseemüller
  • Description technique
    Globe manuscrit et enluminé sur deux hémisphères de carton recouverts d’un enduit de plâtre ; diamètre 24 cm
  • Provenance

    BnF, département Cartes et plans, CPL GE A 335 (RES)

  • Lien permanent
    ark:/12148/mm506200599w