Khnoum

NEF, NOUF (CNEPH, Cnouphis, Chnoubis, Ammon-Chnoubis)
Les noms hiéroglyphiques de ce Dieu varient souvent dans leur orthographe, et cela sur les mêmes monuments. On trouvera les diverses formes de ce nom sur la planche qui accompagne ce texte, et ces variations ont toutes été connues par les Grecs, qui les ont transcrites d’une manière plus ou moins exacte.
Le no2 se lit NEV ou NÉF, c’est le Cnèph d’Eusèbe ; les nos 3 et 4, NOUF ou NOUB, c’est le Cnouph-is de Strabon, et le Chnoub-is des inscriptions des Cataractes ; enfin, les nos 5, 6 et 1 se lisent sans difficulté NOUM, c’est le Chnoum-is des pierres basilidiennes. »
Pour créer son panthéon, Champollion réfléchit avant tout en linguiste. Ce sont les noms qui attirent son attention. Il en recense méticuleusement les variations et les relie, en bon héritier des Lumières, aux grands auteurs grecs et latins.
Il décrit ici le dieu Khnoum, à tête de bélier, dont le principal sanctuaire se trouve sur l’île d’Éléphantine. Dieu créateur, il façonne les dieux et les hommes sur son tour de potier et veille sur la crue du Nil.
© Bibliothèque nationale de France
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Date
1823
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Lieu
Éditeur F. Didot (Paris)
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Auteur(es)
Jean-François Champollion (1790-1832). Auteur textes
Léon-Jean-Joseph Dubois (1780-1846). Illustrateur -
Description technique
182 ff. : pl. en couleur ; in-4
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Provenance
BnF, département de l'Arsenal, 4-H-7617, page 7
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Lien permanent
ark:/12148/mmtmv10s4wj88