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Les gardiens étaient des serpents noirs

Histoire de Sindbad le marin, Les Mille et Une Nuits
Les gardiens étaient des serpents noirs
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« Le lieu où il me laissa, était une vallée très profonde, environnée de toutes parts de montagnes si hautes qu’elles se perdaient dans la nue, et tellement escarpées, qu’il n’y avait aucun chemin par où l’on y pût monter. Ce fut un nouvel embarras pour moi ; et comparant cet endroit à l’île déserte que je venais de quitter, je trouvai que je n’avais rien gagné au change.

En marchant par cette vallée, je remarquai qu’elle était parsemée de diamants, dont il y en avait d’une grosseur surprenante ; je pris beaucoup de plaisir à les regarder ; mais j’aperçus bientôt de loin des objets qui diminuèrent fort ce plaisir, et que je ne pus voir sans effroi. C’était un grand nombre de serpents si gros et si longs, qu’il n’y en avait pas un qui n’eût englouti un éléphant. Ils se retiraient pendant le jour dans leurs antres où ils se cachaient à cause du Roc leur ennemi, et ils n’en sortaient que la nuit. »

« Second Voyage de Sinbad le marin » dans Les Mille et Une Nuits, traduction d’Antoine Galland, Le Normant, 1806, Tome 2, p. 89-90.

Bibliothèque nationale de France

  • Date
    1928
  • Lieu
    Paris
  • Auteur(es)
    Joseph Charles Mardrus (1868-1949), traducteur ; Léon Carré (1878-1942), illustrateur
  • Provenance

    BnF, Réserve des livres rares, RES M-Y2-214 (5)

    Le Livre des mille et une nuits, Tome 5, Paris : H. Piazza, 1928, p. 66 (planche face)

  • Lien permanent
    ark:/12148/mmdb3zsgp9z3c