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Des différentes écritures de bâtardes

L’Art de l’écriture - L’Encyclopédie
de Diderot et d’Alembert
Des différentes écritures de bâtardes
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Planche XV : « De même que l’écriture ronde, celle que l’on appelle italienne et plus ordinairement bâtarde, sera distribuée en cinq classes […]. Sur la première. Cette première est précisément ce qu’on nomme grosse bâtarde. C’est par cette écriture que commence un jeune homme qui n’a pas besoin de la ronde […]. Sur la seconde. Cette seconde, qui est de la moyenne, est le caractère qui suit la grosse. Il sert pour les sous-titres […]. Sur la troisième. C’est de la petite bâtarde posée et ordinaire. Comme elle est assez difficile, elle exige dans l’artiste une sûreté de main inconcevable […]. Sur la quatrième. Cette quatrième espèce de bâtarde est celle que l’on appela bâtarde coulée […]. Sur la cinquième. La cinquième bâtarde représente l’écriture usitée pour les manuscrits, surtout pour ceux qui sont latins. Sur les titres, sous-titres et notes marginales. Il est peu d’ouvrages en écriture, où il n’y ait un titre supérieur, et quelques sous-titres. L’usage est d’employer la grosse bâtarde pour l’exécuter, et c’est pour cette raison qu’elle est appelée titulaire. On se sert aussi pour le même objet de l’écriture brisée, mais cela est rare. À l’égard des sous-titres, ils se font en moyenne ronde, et aussi en moyenne bâtarde, lorsque l’on ne sait pas le caractère françois. »

© Bibliothèque nationale de France

  • Date
    1783
  • Auteur(es)
    Diderot et d’Alembert
  • Description technique
    Planche XV
  • Provenance

    BnF, département de la Réserve des livres rares

  • Lien permanent
    ark:/12148/mm106200141g