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La diffusion du Coran à travers le monde

Duldul, la monture sacrée de l'imâm Alî
Duldul, la monture sacrée de l'imâm Alî

© Bibliothèque nationale de France

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Religion suivie par environ un quart de la population mondiale, l’islam se fonde avant tout sur un livre écrit en arabe : le Coran. Un texte révélé, souvent réputé intraduisible, et qui a pourtant été transmis dans des cultures variées.

Le Coran, né en Arabie, connut une diffusion très rapide avec l’expansion de l’Empire arabo-islamique ; avec Bagdad pour capitale, celui-ci s’étendait à son apogée, en 750, de l’Espagne musulmane aux portes de la Chine. Dans les siècles qui suivirent, l’islam se répandit dans des pays aussi différents que la Turquie, l’Afrique noire ou une partie de l’Asie. Aujourd’hui, bien que l’on associe naturellement le monde arabe et le Moyen-Orient à cette religion, les Arabes ne représentent qu’un sixième des musulmans dont la moitié vit dans des pays asiatiques.

Décor d'étoiles, cercles et carrés
Décor d'étoiles, cercles et carrés |

© Bibliothèque nationale de France

La Vache (sourate II) en style jâwî
La Vache (sourate II) en style jâwî |

© Bibliothèque nationale de France


Texte manuscrit en style sînî
Texte manuscrit en style sînî |

© Bibliothèque nationale de France

Versets du Coran en style bihârî
Versets du Coran en style bihârî |

© Bibliothèque nationale de France


Tous vénèrent pourtant le même Livre dans sa langue d’origine, l’arabe ; les nombreux manuscrits réalisés à travers le monde témoignent de la permanence d’une tradition séculaire qui perdure dans les corans imprimés : les mêmes règles de copie sont partout appliquées, seules diffèrent quelques particularités d’aspect ou de décor.

La question de la traduction

Considéré par les croyants comme un texte révélé et non inspiré, « dicté » en arabe, le Coran ne peut être utilisé comme texte liturgique qu’en cette langue. Pourtant, avec l’extension de l’islam à des pays non arabophones, des traductions s’avérèrent nécessaires pour en éclairer le sens ; les premières d’entre elles virent le jour en Iran.

Tout au contraire, c’est pour mieux le réfuter que furent entreprises dans l’Europe chrétienne du Moyen Âge des traductions en latin ; d’autres suivirent au 16e siècle dans les principales langues européennes pour un public d’érudits.

Commentaire du Coran par Tabari
Commentaire du Coran par Tabari |

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Traduction du Coran par Pierre le Vénérable
Traduction du Coran par Pierre le Vénérable |

© Bibliothèque nationale de France


Des schismes dans l’islam

L’islam connut très tôt des divisions liées à des problèmes de succession entre héritiers de Muhammad. Le sunnisme, qui reconnaît la légitimité des quatre premiers califes et de la dynastie omeyade leur ayant succédé, se définit comme le courant orthodoxe et majoritaire. Si le kharijisme, première des scissions de la communauté, ne représente aujourd’hui que un pour cent des croyants, le chiisme est lui largement majoritaire en Iran et dans différents pays du Moyen-Orient. Il reconnaît comme seul successeur de Muhammad, ’Alî, le quatrième calife, assassiné à Kufa, et sa descendance.

L’imâm ’Alî, figure centrale du chiisme
L’imâm ’Alî, figure centrale du chiisme |

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