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Extrait

Flaubert vu par Jean Echenoz

Jean Echenoz, « Flaubert m’inspire une affection absolue », 2001

« Son écriture est capable de contenir à la fois les effets les plus contradictoires comme l’ironie et la générosité, la précision et le vague ou l’indéfini, la sécheresse et l’exaltation… avec un jeu permanent de bascule et d’échange entre ces registres-là, qui entraîne le lecteur dans une invraisemblable succession d’émotions. Ce phénomène agit comme une espèce de stupéfiant qui vous rend dépendant : impossible d’arrêter dès que vous commencez à y toucher. » […]
« Flaubert, pour moi, reste absolument un modèle. Il m’inspire une espèce d’affection absolue que la lecture de la correspondance conforte, et une affection que je ne crois avoir pour aucun autre écrivain. Je n’ai avec aucun autre le même rapport, je ne dirais pas filial, ce serait un peu fort, mais oui, c'est bien  cela : un rapport affectueux, affectif. »

Jean Echenoz, « Flaubert m’inspire une affection absolue », Le Magazine Littéraire, n° 401, septembre 2001.
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