Les neuf Muses : Polymnie, Muse de la pantomime

Modèles pour des tapisseries et des peintures sur verre, ces dessins sont marqués par le renouveau de la culture antique que l’on observe après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453. Ils proposent une interprétation poétique des Muses et s’inscrivent dans un courant moderniste : les instruments de musique sont contemporains. Chaque Muse est représentée individuellement, au premier plan, dans un décor naturel essentiellement champêtre. Une devise, dans laquelle est repris le nom de la Muse, accompagne chaque dessin. Ces dessins proposent une illustration de la solidarité étroite entre les Muses et la parole chantée. Les noms des Muses n’apparaissent pas chez Homère, qui recourt à une désignation générique. Quant aux instruments de musique, ils accompagnent plutôt l’aède que la Muse elle-même. Ici Polymnie, Muse de la pantomime, joue d’un petit orgue portatif composé d’un clavier et d’une rangée de tuyaux.
Mots-clés
Bibliothèque nationale de France
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Date
Vers 1505-1515
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Lieu
France
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Auteur(es)
François Pétrarque (1304-1374), auteur du texte
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Description technique
Parchemin, 128 feuillets, plus les feuillets A-B, 31,4 × 24,2 cm
Écriture et dessins du 16e siècle -
Provenance
BnF, bibliothèque de l’Arsenal, Ms-5066, fol. 30r
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Lien permanent
ark:/12148/mm108200025b