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Combat d’Érec et d’un chevalier voleur

Érec et Énide
Combat d’Érec et d’un chevalier voleur
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Profondément épris de sa jeune épouse, Érec se laisse aller aux plaisirs de l’amour, s’attardant dans les bras d’Énide au point de négliger les combats et les exploits guerriers : « Hélas ! Il advint qu’Érec aima Énide avec une telle passion qu’il ne se souciait plus des armes et ne participait plus aux tournois » (vv. 2446-47). Énide est à la fois son épouse, son amie et sa « drue », c’est-à-dire son amante : les plaisirs des sens conduisent Érec à l’aimer sans mesure et à cesser de porter les armes et de participer aux activités chevaleresques. Blâmé par tous les chevaliers arthuriens, il est accusé de « recreantise », c’est-à-dire de lâcheté et de paresse. Alors, avec l’accord de sa femme, Érec décide de repartir en quête d’aventures : il affronte des brigands, puis des chevaliers, enfin des géants. Ainsi confirme-t-il aux yeux de tous sa valeur chevaleresque, apprenant à se surpasser sans négliger son amour pour Énide ni renoncer aux valeurs du mariage.

© Bibliothèque nationale de France

  • Date
    Roman écrit vers 1170 ; manuscrit copié à Arras vers 1275
  • Auteur(es)
    Chrétien de Troyes (ca. 1135-ca. 1185)
  • Provenance

    BnF, Manuscrits, Français 24403 fol. 142

  • Lien permanent
    ark:/12148/mm118200440h