Découvrir, comprendre, créer, partager

Image

Le Tartuffe, ou L'imposteur, Acte IV, scène 4

Comédie en cinq actes de Molière
Le Tartuffe, ou L'imposteur, Acte IV, scène 4
Le format de l'image est incompatible

Tartuffe ou l’idéologue du pouvoir
Tartuffe a été, dès l’origine, un enjeu de pouvoir et il l’est resté au point de devenir le texte de référence pour la question.

« Tout Molière est intéressant, magnifique, merveilleux, mais si nous parlons d’urgence, alors parlons de Tartuffe en effet. Tartuffe est toujours urgent quelque part dans le monde. La pièce l’était quand elle a été créée, elle l’est toujours, plus que jamais je dirai. Il y a des pièces universelles dont l’urgence n’est que littéraire, éducatrice ou civilisatrice mais des pièces comme celle-ci, aussi brûlantes, aussi courageuses, il n’y en a pas beaucoup dans le répertoire français.
Il y a tout dans Tartuffe : la prise de pouvoir sous l’égide de la bannière noire de Dieu, le vol, le viol, le rapt d’une famille, l’envahissement d’une maison. La pièce n’a pas pris une ride. […] Mais Tartuffe est vraiment une œuvre de combat, une œuvre politique, profondément politique. Molière attaque les bigots, défend les femmes et il montre à quel point elles ont à craindre des bigots. […] Pour Tartuffe, Molière a risqué sa liberté, sa réputation, sa tranquillité en tout cas. Sans parler de la façon dont il a été ensuite vilipendé : si le roi avait basculé ce jour-là, Molière ne s’en serait pas remis. »
Ariane Mnouchkine

© Bibliothèque nationale de France

  • Date
    1894
  • Lieu
    Librairie des bibliophiles : E. Flammarion (Paris) 
  • Auteur(es)
    Gravure à l'eau-forte de Eugène-André Champollion (1848-1901), d'après un dessin de Alexandre-Louis Leloir (1843-1884)
  • Provenance

    BnF, département Littérature et art, 8-YF-364 (28)

  • Lien permanent
    ark:/12148/mm0grvgp33jp